Les rivalités planétaires se dessinent pour la première fois, et ce dès la fin du quinzième siècle. Les Européens commencent à disposer des techniques leur permettant de traverser et de tenir toutes les immensités océaniques.Ce qui est nouveau, ce sont les techniques mises en oeuvre et les richesses mobilisées. Les parts de richesses consommées sont de plus en plus grandes, demandant à élargir sans cesse les territoires. Dès lors, l’unification planétaire commence, avec pour exemples l’Angleterre et le Commonwealth, la France et les autres empires coloniaux en 1930.

On assiste à ce moment aux prémices de la mondialisation. La mondialisation, interdépendance croissante de différents systèmes économiques nationaux et internationaux traduit sa dimension économique. Cette dimension économique est caractérisée par l’explosion des flux entre les pays, les blocs réglemntés par L’OMC (Organisation Mondiale du Commerce).

Aussi,la circulation des flux entraina une compétitivité économique et mondiale, poussant les entreprises à  rechercher de nouveaux débouchés et l’internationalisation de leurs processus de production. Pour certains, tous ces facteurs permettent aux pays du Nord, les pays dits developpés et certains pays d’Asie de poursuivre ou d’accroitre leur richesse nationale.

Pour d’autres, la mondialisation économique ne favorise pas l’essor des pays en voie de développement dans leurs échanges avec un environnement en mutation perpétuelle comme le système financier.

Ce qui nous pousse à nous poser la question de savoir si l’économie de la mondialisation constitue un frein ou au contraire,un facteur de développement?

Le trait fondamental de la mondialisation réside dans l’explosion des flux ; de biens et services. En effet, ceux – ci se font denses, divers et vont de plus en plus loin. La mondialisation de l’économie est la constitution de la « Terre entière » en un espace commercial unique. Cette poussée de la mondialisation s’accélère et les Trente Glorieuses (1945-1975) en sont un des moteurs principaux du XXe siècle.
De nouveaux besoins, de nouvelles possibilités prennent corps. De 1950 à 1995, si la production est multipliée par plus de sept, les échanges de produits manufacturés le sont par dix puissance cent. Les pays du nord possédant les capitaux et la connaissance sont en manque de matières premières et de main – d’œuvre. Ainsi, certains pays comme la France, pour donner un exemple, n’hésitent pas, entre autres, à la mise en place d’un système social qui permet d’attirer, d’accompagner les migrants étrangers venus massivement en France. Cette masse de flux migratoire permet à la France d’augmenter son PIB. Par ailleurs, dans ce contexte de mondialisation, les pays d’Afrique constituent d’énormes débouchés, sinon un grand marché où tout est à construire. Par exemple, la plupart des pays en Afrique subsaharienne, n’arrivent pas à répondre au besoin de son marché domestique, sinon, de sa population dans plusieurs domaines.
C’est pourquoi, ces pays importent beaucoup. Ce qui peut justifier des exportations massives des produits alimentaires, de vêtements, de matériels et d’équipements électroménagers, de consommables informatiques et de télécommunications, voitures … Pour ne citer que ceux-là. Des exportations, pour les pays du nord, qui permettraient à ces derniers de réaliser des excédents ; augmentant ainsi leur balance commerciale. Parallèlement, pour les pays en voie de développement, cela permet d’avoir une source d’inspiration, voire d’imitation afin de fabriquer ces mêmes  produits localement (des produits jadis importés).
Pour illustrer cet argument, nous avons le développement spectaculaire  du Japon communément appelé « Vol d’oiseau », ainsi que ceux  des nouveaux pays émergents comme la Chine et les dragons asiatiques (Inde, Taïwan, Indonésie …) qui imitent de manière spectaculaire, aussi, plusieurs produits occidentaux. D’ailleurs, les  exportations chinoises journalières le témoignent, jusqu’à ce jour.

Mais qu’est-ce que l’imitation ?

L’imitation est l’un des mécanismes fondamentaux de l’histoire humaine. Par l’imitation, le pauvre peut se croire l’égal du riche, le vaincu défaire le vainqueur, le sous-développé accéder au progrès. A nouveau, l’économie de la mondialisation ne crée certes pas seulement les phénomènes d’imitation, mais les facilite, les amplifie, les accélère et peut-être leur confère une nouvelle dimension, une nouvelle valeur. Ainsi, la contrefaçon, qui est bien un mode d’imitation : des biens rares, coûteux, produits d’une marque, sont copiés à l’identique frauduleusement. Ces imitations sont vendues à grande quantité et à des prix, plusieurs fois, inférieurs à ceux des originaux. Le lien entre contrefaçon et mondialisation se dessinent.

Quels sont les liens entre  contrefaçon et mondialisation ?

Ce sont la formidable réduction des distances , la brutale dépréciation des écarts-géographiques, techniques, sociaux, commerciaux…. Le contrefacteur (en général une entreprise du Tiers Monde) transpose une entreprise occidentale en copiant sa marque. Marque susceptible d’être achetée en milliers, en millions d’exemplaires. En outre, qui sont les premiers acheteurs ? Des touristes, des grossistes occidentaux venus des pays où mêmes sont conçus les originaux, et s’offrant au coût le plus bas des signes de prestiges sociaux pour les touristes, de bonnes marges bénéficiaires pour les grossistes occidentaux et, enfin, un salaire pour la main-d’œuvre des  pays exportateurs en voie de développement. Or, ces exportations à travers l’économie de la mondialisation sont un atout pour les pays émergents ; pays en voie de développement, les NPI (nouveaux pays industrialisés). Car, elles permettent aux pays d’exporter des biens dont la production nécessite beaucoup de ressources localement abondantes et d’importer des biens utilisant de manière intensive des ressources relativement rares chez eux.

Aussi, la mondialisation a réduit le sentiment d’isolement qui régnait dans tant de pays pauvres et donné à beaucoup de leurs habitants un accès au savoir très supérieur (télécommunications, internet) à celui dont pouvait jouir l’individu le plus riche de n’importe quel pays voilà un siècle.
Un autre exemple, quand ils ont déposé les armes, des guérilleros philippins ont obtenu des emplois dans le cadre d’un projet financé par le Banque mondiale. Grâce à des programmes d’irrigation, les revenus des philippins qui ont eu la chance d’obtenir un emploi ont plus que doublé. En outre, les IDE (Investissement direct à l’étranger) constituent ou ont  constitué un avantage pour les pays en développement et les PD (les pays développés) ou NPI.
              L’IDE est une activité par laquelle un investisseur résidant dans un pays obtient un intérêt durable et une influence significative dans la gestion d’une entité résidant dans un autre pays. Cette opération peut consister à créer une entreprise entièrement nouvelle (investissement de création) ou, plus généralement, à modifier le statut de propriété des entreprises existantes (par le biais de fusions et d’acquisitions). Sont également définis comme des investissements directs étrangers, d’autres types de transactions financières entre des entreprises apparentées, notamment le réinvestissement des bénéfices de l’entreprise ayant obtenu l’IDE, ou d’autres transferts en capital.

Pour une illustration historique, en 1967, la structure géographique de destination des IDE est de 74% dans les pays développés de l’ouest, dont 4,3% aux USA et 50,5% en Europe occidentale, 26% sont dirigés vers les pays en développement dont 6,3% dans les nouveaux pays industrialisés (NPI).
Pas très longtemps, en 2014, c’est la chine qui fut la destination préférée des IDE. Détrônant ainsi les USA. Dans la même perspective, les prévisions tablent sur une progression de 40 % des IDE dans le monde d’ici 2017. La Chine, l’Inde et les États-Unis sont les trois pays les plus cités par les entreprises d’Asie du sud-est et d’Amérique latine.

On constate donc que les IDE des groupes transnationaux se réalisent désormais de plus en plus, dans les pays développés et certains pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud). Dans les pays développés, les groupes transnationaux recherchent surtout par leurs IDE, la proximité de grands marchés solvables, des disponibilités en travail qualifié et en centre de recherche, pour pouvoir expérimenter puis produire à grande échelle, des biens intégrant beaucoup de technologie. Dans les pays en développement, les groupes transnationaux recherchent la minimisation des coûts sur la production de biens banalisés ou en cours de banalisation, dont la réalisation exige peu de travail qualifié. Les filiales créées dans les pays développés peuvent réexporter leurs productions vers le pays développés, compte tenu de la réduction des coûts de transport mais peuvent vendre aussi directement sur les marchés locaux en voie de développement
        La délocalisation, l’internationalisation des entreprises est aussi ancienne que l’échange. La mondialisation prolonge, approfondit cette délocalisation. Cependant, pour les entreprises, que représente-t-elle de neuf ?
          De l’automobile à l’agroalimentaire, de l’aéronautique aux télécommunications, des transports aériens au tourisme, toute grande entreprise se trouve contrainte de raisonner à partir de la demande et de l’offre mondiale, de leurs perspectives d’évolution.
      La demande se déplace, s’élargit. Si les marchés des pays riches paraissent saturés de l’Asie, l’Amérique Latine, l’Afrique se présente comme des gisements extraordinaires des consommateurs. Ainsi, la bouteille d’eau minérale, l’automobile, le téléphone, attributs des classes moyennes occidentales, se mondialisent-ils…En outre, ces consommateurs, loin d’être des imitateurs passifs, sont avides d’acquérir ce qu’il y a de plus sophistiqué(par exemple, succès du téléphone portable dans les NPi et PVD).Cette poursuite frénétique du bien-être individuel, revanche contre des siècles de misère et d’oppression, entraine des besoins considérables d’équipements collectifs(routes, aménagements  urbains, aéroports….).
      L’offre, elle aussi, se mondialise. Des industries glissent hors de l’orbite occidentale : certes le textile, la sidérurgie mais aussi une branche aussi symbolique que l’automobile, source majeur d’emploi et signe de prospérité à l’époque des Trente Glorieuses. Pour les pays d’Asie, qui multiplient les projets grandioses dans ce secteur (souvent avec la coopération des grandes entreprises occidentales anxieuses de ne pas laisser échapper des milliards de consommateurs), fabriquer des voitures, n’est-ce pas égaler puis battre l’Occident ? D’où, un espace mondial favorable à la compétition pour les PD et les NPI. L’espace mondial, l’économie de la mondialisation  permet le déploiement des entreprises des PD.
      La terre entière est devenue un espace de déploiement pour les entreprises. En effet, l’effondrement des prix de transport, souci d’abaissement des coûts de main d’œuvre, impératif d’adaptation immédiate et constante aux variations de la demande, tout pousse les entreprises à ignorer les distances, à exploiter toutes les occasions, à faire sans cesse évoluer leurs réseaux ,de la matière première au consommateur final.
       L’évolution des flux d’investissements internationaux met bien en lumière la dynamique complexe de mondialisation. Dans les années 1980,ces flux progressent très fortement, se développant essentiellement au sein de la triade(Amérique du Nord, Europe occidentale ,Japon).Il s’agit pour les multinationales de cet ensemble, de consolider, d’accroitre leurs positions au sein de cet espace sous le choc de plusieurs mutations(révolutions de l’informatique et des télécommunications ;restructurations profondes des entreprises ;constitutions de vastes zones d’échanges-achèvement du marché unique de la Communauté européenne ,association de libre-échange nord-américaine…). A partir  des années 1990, la partie cesse d’être exclusivement occidentale et se mondialise : poussée des pays asiatiques développés ; multiplication des multinationales du sud….
       Par ailleurs, l’économie de la mondialisation implique en permanence des délocalisations, des transferts par les entreprises d’activités vers des zones à plus bas coût de production. Ce phénomène n’est pas nouveau ; il s’inscrit dans le dynamisme capitaliste de division internationale du travail, poussant les multinationales à exploiter les avantages comparatifs dont chaque pays dispose.
Depuis les années 1970, de nombreux facteurs se cumulent pour amplifier considérablement les délocalisations : réduction des barrières aux investissements étrangers ; facilité des transports et écroulement de leurs prix ; entrée dans les circuits internationaux de régions jusqu’alors en marge (péninsule Ibérique, Asie maritime, chine et, à la suite de la chute du bloc soviétique, anciens pays de l’Est). Des mutations de l’informatique et des télécommunications contribuant, elles aussi, à la contraction des distances ; enfin, part écrasante de l’immatériel-recherche, développement, marketing…-dans la valeur d’un bien manufacturé.
      De même, la mondialisation pour les PD appelle des firmes-réseaux. Celles-ci tendent à n’être plus que des centres d’impulsion et de distribution, externalisant tout ce qui ne constitue pas le noyau dur de leurs compétences(ainsi l’entreprise américaine d’articles Nike ,faisant appel à une quarantaine de sous-traitants, principalement en Asie).Dans ce système, tout lien (par exemple, entre une marque de vêtements et ses  fabricants) est précaire, soumis à une négociation  permanente. Ainsi, l’économie de la mondialisation est une dynamique en accélération.
       Cette dynamique se manifeste  à travers les multinationales, en majorité occidentales à  l’aube des années 2000, se mondialisent. Les  pays émergents pèsent de plus en plus lourd (en 2000, 5% de la capitalisation boursière mondiale ; en 2007, donc avant la crise, près de 20% et aujourd’hui 50% et un peu plus). Ces multinationales et d’abord le gros de leurs propriétaires, leurs enceintes de direction, restent enracinées dans une nation. Ces multinationales travaillent pour une assise financière.
       En outre, parlant des finances, l’argent est fait pour circuler. Il est bien l’un des langages spontanément universels, intégrant toute chose, toute activité dans une échelle unique de valeurs, la question : « Combien ça coute ? ».L’argent est l’un des grands vecteurs de la mondialisation : en conférant un prix à tout -de la brosse à dents à la vie humaine -, il fait de tout, l’objet de comparaisons, de calculs. L’argent, par  lequel tout se vend et s’achète, désacralise, réduisant les valeurs <éternelles> à des contraintes irrationnelles. De plus, l’appropriation de l’espace, l’établissement des liaisons terrestres, maritimes et aériennes réclament la mobilisation de capitaux, la sophistication des outils financiers.
             Du côté de l’offre, l’enrichissement des sociétés occidentales accroit certes la consommation mais aussi l’épargne. Des institutions -sociétés de placement, caisses de retraite….- se mettent en place pour drainer ces ressources vers les marchés financiers. De plus, ces organismes, soucieux de diversifier leurs choix, d’équilibrer opérations rentables et opérations sûres, regardent peu à peu au-delà des frontières. Le vieillissement des populations occidentales, l’alourdissement du poids des retraites, la nécessité de les financer de plus en plus par la capitalisation (c’est-à-dire par l’épargne du futur retraité ou du retraité) amplifient cette mondialisation de l’économie. Depuis le début des années 1970, d’abord aux Etats-Unis, c’est développement spectaculaire des fonds de pension collectant et gérant des sommes colossales. Ces institutions, en jouant sur toutes les grandes bourses, en détenant des apports du capital de multinationales, deviennent des acteurs financiers internationaux majeurs.
     Du côté de la demande, il y a notamment la croissance, la mondialisation financière des entreprises. Un tournant historique se produit dans la seconde moitié des années 1980.Jusqu’alors cette mondialisation financière se fait par le commerce. A partir de 1985, l’investissement direct émerge comme un moteur majeur. Les canaux de d’économie mondialisée se multiplient : exportations-importations, acquisitions d’entreprises et fusions création de sites. Ces mutations sont aidées, amplifiées par l’explosion et la globalisation des activités financières. Les flux financiers sont plusieurs dizaines de fois supérieures aux mouvements commerciaux. Pour justifier cet avantage des « finances mondialisés » pour les pays développés dans le cadre de la mondialisation, prenons l’exemple des Etats-Unis qui laissent leurs déficits  publics se creuser dans les années 1980 mais, grâce au dollar, première monnaie de transaction et de réserve, et à leur puissance, mobilisent  aisément les épargnes étrangères et d’abord japonaise. Dans la même perspective, les circuits financiers permettent un enrichissement brutal des exportateurs (principalement des Etats du Moyen-Orient) du pétrole  avec une hausse massive des prix dans les années 1970.
 Ceux-ci grâce à leurs pétrodollars, entrent dans les circuits financiers internationaux. Puis, c’est le tour des Nouveaux Pays industriels. On assiste à un marché planétaire des  capitaux.
    Ce marché mondial des capitaux est une combinaison de quatre dynamiques : explosion de la demande (Etats pour le financement de leurs déficits, entreprises en quête de capitaux pour se mondialiser) ; augmentation de l’offre (enrichissement général de la planète ; fonds de tous types chargés de gérer le plus efficacement possible des ressources financières considérables ; intensification des connexions entre les marchés ; enfin, déréglementation.
    
      Loin de tous les avantages décrient  précédemment  pour les PD et les NPI, les Pays sous-développés, au contraire, dans le cadre de l’économie de la mondialisation, sont désavantagés par cette dernière.
D’abord  dans les pays en voie de développement, par exemple, en Afrique subsaharienne (les villages) la misère ne cesse  d’augmenter. La fatalité est une misère à laquelle l’on se résigne. Les liens et les équipements, forgés dans la permanence du village, sont malmenés, refaçonnés par l’urbanisation : ils perdent leur éternité, leur sacralité ; ils sont instrumentalisés (ainsi les communautés, les ethnies constituant des filières contrôlant les emplois de tel ou tel secteur).
Seulement, les menaces de l’économie de la mondialisation sont exprimées, également, tant dans les PD que dans les NPI ou dans les Pays en voie de développement.

En effet, les pays asiatiques en copiant, en imitant les produits de marques, créent un manque à gagner pour plusieurs entreprises des PD (par le coût de fabrication).C’est ainsi que nous assistons à plusieurs marques imitées dans le textile, l’informatique, High-tech, produit d’équipement etc….Ces pays asiatiques imitent tout, sinon, presque tout en mettant en danger plusieurs entreprises. Conséquence, ces entreprises des pays riches délocalisent, licencient, créent le chômage et non des emplois. D’où l’inconvénient de l’économie de la mondialisation. Par  ailleurs, les entreprises des pays sous-développés, les PPTE ne sont pas compétitifs dans cet espace de mondialisation.
L’une des dimensions majeurs de l’économie de la mondialisation, c’est la libéralisation des échanges qui résident dans la mise  en concurrence d’économies très inégalement développées, les écarts de coût du travail entre pays les plus riches et pays les plus pauvres pouvant être de 1 à 10.D’où  les dénonciations d’une compétition déloyale entre les travailleurs des uns et des autres, des délocalisations par lesquelles les multinationales des  pays développés transfèrent leurs fabrications vers les pays à bas salaires et détruisent de nombreux emplois dans ceux bénéficiant d’une protection sociale forte.
En sus, la faible compétitivité des entreprises issues des pays en développement est due aux disparités en ce qui concerne les capitaux. En effet, les entreprises issues des pays développés disposent de plus de capitaux et bénéficient de plus d’IDE.
En plus, les pays industrialisés aiment prêcher les bienfaits du marché ouvert aux pays en développement  et leur imposer les principes, par l’intermédiaire des grandes institutions internationales, le FMI, la Banque Mondiale, l’OMC (non sans hypocrisie !).Adoptant, de ce fait, une attitude que l’on peut ainsi caricaturer : « ouvrez vos marchés au nom du libre-échange pendant que je ferme les miens, au nom de la protection de mes intérêts économiques ».A titre d’exemple, les paysans pauvres des pays en développement, ne pouvant évidemment pas résister aux produits massivement subventionnés en provenance d’Europe et des Etats-Unis, des emplois ont été systématiquement détruits, avant que les secteurs industriels et agricoles aient pu engager une dynamique de croissance forte et en créer de nouveaux. Et comme, le commerce a été libéralisé avant la mise en place de filets de sécurité sociale, ceux qui ont perdu leurs emplois ont été précipités dans l’indigence. Donc, trop souvent, la libéralisation n’a pas apporté la croissance promise mais a accru la misère. D’autre part, on assiste à ce qu’on peut appeler « l’unique et  la propriété intellectuelle ».Autrement dit, la propriété intellectuelle illustre l’un des conflits typiques de la mondialisation entre les pays riches et les pays pauvres.
Pour les pays riches, les  inventions, les brevets constituent le cœur de leur prospérité. Ce qui assure leur avance dans la compétition mondiale. Ces pays réalisent encore le gros de dépenses de recherche et développement. Les secteurs très inventifs sont à la fois prestigieux et fragiles (ainsi les industries du luxe-parfums, haute couture…) et ne vivent que par leurs styles, leurs marques .On comprend bien que ces pays riches sont à l’origine des systèmes de protection des connaissances.
Pour revenir sur la copie, le piratage, les pays en développement fournissent des modes faciles d’enrichissement (grâce, en particulier, aux touristes des nations développées, ravis d’acheter des contrefaçons, qui leur permettant de briller bon marché).Ces  pays peuvent se persuader que, face à un marché mondial tenu par les multinationales occidentales et à des règles mises au point par les nations riches, il est légitime de « tricher » pour obtenir une place au soleil.
Cette opposition provoque des bras de fer répétés entre Nord et Sud. L’un des enjeux les plus difficiles des négociations commerciales mondiales, depuis le cycle de l’Uruguay ou Uruguay round (1986-1994), reste la propriété intellectuelle. Ainsi, il s’agit de protéger que ce que l’on a, tout en sachant que l’autre -celui qui n’a pas- ne peut qu’être tenté de dérober ce dont il est privé. Mais cela, n’empêche les firmes occidentales de pratiquer le dumping social dans les pays du Sud ; c’est-à-dire de se disputer les implantations d’usines ou de bureaux en proposant (imposant) des conditions sociales exceptionnelles, des charges plus faibles. Souvent, ces pays produisent des produits qui sont voués à l’exportation des pays développés. Ils ne sont même pas destinés  à satisfaire le marché national du « pays sous-traitant ».
Par exemple, le premier producteur de coton d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso, a fait le choix d’asseoir son développement économique sur la production et la commercialisation de cette culture de rente. Bien que, le coton-fibre soit exporté à l’état brut, faute de moyens pour le valoriser et bien qu’il soit cédé face à des concurrents occidentaux qui subventionnent leurs producteurs et influent sur les stocks, les résultats sont concrets. L’amélioration des indicateurs socio-économiques et les recettes d’exportation incitent le pays à produire toujours plus. Or, l’augmentation d’une production destinée à l’exportation génère des exigences de qualité, obligeant les producteurs à moderniser leurs systèmes de culture, avec l’aide technique et scientifique des pays du Nord. La vulgarisation des nouvelles pratiques, la diffusion des outils modernes et la formation des agriculteurs est assurée par les sociétés d’exploitation cotonnière, en partie détenues et gérées par des actionnaires occidentaux. Le Burkina Faso, entre, ainsi, dans un système de dépendance complexe vis-à-vis des pays développés. Ceci entraine la destruction des petites entreprises locales non compétitives. Donnant naissance au chômage. La mondialisation est une forme de « cancer » pour beaucoup de pays sous-développés ou en voie de développement. Cancer parce que l’économie de la mondialisation a permis aux économies pays riches de s’étendre dans les pays pauvres et de s’investir dans presque tous les domaines  les plus rentables de ces pays. Ces pays ayant des entreprises ne pouvant pas faire face à la concurrence. Ainsi, les pays riches maintiennent la concurrence en disloquant les règles et des contrôles financiers mondiaux.

La mondialisation représente-t-elle une rupture, un seuil dans l’histoire de l’humanité ?
    Oui, dans la mesure où elle marque l’unité de l’espace terrestre.Mais quelle unité ? Notre planète est prise, tenue par un enchevêtrement de réseaux de plus en plus denses mais pénétrant de manière très inégale les différentes parties du monde. Cette unification chaotique de l’espace s’accompagne de celle du temps. L’intensification des échanges et des circulations imprègne malgré tous les comportements et les mentalités. Chacun sent ou sait mieux qu’il est n’est qu’un élément d’une immense ruche. De plus, la mondialisation concrétise la nécessité d’une  gestion commune des grands problèmes de l’humanité : démographie, exploitation des ressources, système industriel  et financier, commerce……
    Non, dans la mesure où la mondialisation, si elle constitue une dimension supplémentaire, ne transforme pas l’homme. Les histoires particulières-individuelles,  locales, nationales…-se poursuivent, remodelées, mais non pas supprimées, par la mondialisation. Les structures anciennes subsistent, tels des sédiments se superposant et s’enchevêtrant : familles, villes, nations, cultures, religions……
Les nouvelles révolutions techniques, accompagnées de chocs économiques, n’accoucheraient-elles pas d’utopies aussi absolues et effrayantes que celles du passé ? Une humanité, déjà presque persuadée de pouvoir abolir l’espace et le temps, n’approche-t-elle de la société parfaite ?
La mondialisation est un avantage pour les pays développés .Car toutes les décisions mondiales soient-elles  politiques, financières, commerciales sont prises par les G20, les supers puissances. Ne serait- ce pas une  gouvernance  unique et commune de la Terre ? 

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