L'Angola a apostasié l'aide du FMI

L'Angola a apostasié l'aide du FMI

Les économies africaines  basées principalement sur l’exportation des matières premières, en l’occurrence du pétrole, subissent de plein fouet la baisse du cours du baril de pétrole. Ces économies à croissance exportatrice de pétrole ont vu leur prévision devenir caduques et une situation économique devenir de plus en plus inquiétante.
Même l’Angola, deuxième producteur africain de pétrole (1,8 million de barils par jour) derrière le Nigéria a été durement frappé par la chute des prix divisés par deux en un an, et par la baisse de la demande, en provenance de la chine notamment.
Le gouvernement qui tire les trois quarts de ses recettes fiscales de l’or noir, a été contraint de mener une politique d’austérité, le montant des investissements publics a été réduit de moitié. Ce qui n’a pas empêché la dette publique d’atteindre 57% du PIB, contre 33% n 2014 .Les comptes publics sont désormais anorexiques et le Kwanza, la monnaie angolaise, est frappé d’une forte dépréciation. Toutes ces raisons évoquées précédemment ont conduit l’Angola à engager des discussions avec le FMI pour obtenir un prêt d’environ 4,5 milliards de dollars. Cependant, le FMI a annoncé au détour d’un communiqué que le président angolais, Eduardo dos Santos, n’est plus intéressé par le prêt. Car, il privilégie  désormais un accompagnement technique du FMI.
Par ailleurs, longtemps habitué à une croissance  à deux chiffres, l’Angola, la troisième économie d’Afrique subsaharienne devait se contenter en 2015 et en 2016 de 3,5%.
En outre, «L’analyse positive » de la situation économique de l’Angola, au terme de la visite, du représentant du FMI, l’a conduit aux conclusions que les perspectives économiques de  l’Angola pour 2016 étaient moroses. Il a proposé des  politiques économiques  d’ajustement pour adapter l’économie nationale à la nouvelle situation du marché pétrolier.
Bref, selon plusieurs sources économiques, aucune amélioration ne va se dessiner sur le court terme en Angola. Car, les cours du pétrole sont bas depuis le début de l’année 2016.
Cette situation touche, touchera malheureusement, bientôt, certains pays producteurs de pétrole de l’Afrique subsaharienne. Les pays producteurs africains de pétrole n’ont pas tiré les conséquences de la « maladie hollandaise ! ».
Le mot d’ordre devait, doit et devra être: « diversification ! ».
Est-ce trop tard ?

 

Arian SAMBA